Je voulais d’abord saluer la très belle performance de
la majorité sortante du Conseil général dans le département et plus particulièrement dans ma circonscription. Sur Châtellerault, nous avons assisté à une élection sans enjeu : le canton ouest est
à gauche depuis sa création en 1982, Mitterrand y faisait déjà 67% en 1981. Sur le sud, le Maire de Naintré, facilement réélu à la mairie, ne pouvait être inquiété. Là aussi, ce canton a toujours
été à gauche, sauf quand la gauche était au pouvoir (1992-1998).
Le record absolu de l’abstention, un votant sur trois, traduit en partie cette absence d’enjeu. Mais il traduit aussi, avec le vote extrême, la crise économique et sociale violente que nous avons connue, la difficulté à vivre ensemble mais aussi à vivre isolé, 1 châtelleraudais sur 2 vis seul dans notre ville.
Si l’on regarde, non plus en pourcentage, mais les voix obtenues, on voit que personne n’a fait le plein de ses voix, même pas Michel Guérin qui recueille 1100 voies de moins que Joël Tondusson.Le Front National bénéficie, comme toujours, de l’effet mécanique de la non participation car ses électeurs sont toujours plus motivés à voter.
Le vrai challenge, c’est de redonner à nos concitoyens cette motivation à aller voter. Le regroupement des élections locales le même jour est sans doute un de ces moyens ; l’écoute, la recherche de solutions innovantes une vraie priorité.
Sénèque a écrit : « dans la lutte, on descend au
niveau de l'adversaire ». C'est pour cette raison qu'il est toujours délicat de répondre à M Cibert... Difficile de répondre à l'agressivité, à l'absence de proposition sans s'abaisser à des
considérations qui ne rendraient pas hommage à la politique...
La presse locale signale, lors du dernier
Conseil Municipal, le départ de 4 conseillers municipaux d'opposition sans indiquer les raisons de ce départ, sinon le fait qu'ils avaient été maltraités par le maire. La précision mérite d'être
apportée...
